Catégorie : Patrimoine

  • La maison du fromage Abondance

    La maison du fromage Abondance

    Description :

    Musée dédié au fromage d’Abondance. Un parcours de visite en 9 étapes pour découvrir son mode de fabrication. Idéal pour partager un bon moment en famille.

    Une boutique est à votre disposition. Vous trouverez de nombreux produits locaux : fromages de Savoie, salaisons, confitures, miels, confiseries, livres et souvenirs.

    Coordonnées :

    Maison du Fromage Abondance
    291 route de Sous-le-Pas
    74360 Abondance
    voir la localisation

    Téléphone : 04 50 73 06 34
    Mail : contact@maisondufromageabondance.fr
    Facebook : https://www.facebook.com/MaisonduFromageAbondance

    Horaires de visite :

    Du 17 décembre 2024 au 30 avril 2025 : du mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30.

    En mai, juin et septembre : du lundi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.

    En juillet et août : tous les jours de 9h30 à 12h et de 14h à 18h, sauf le dimanche matin.

    Du 1er au 31 octobre 2025 : du mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30.

    Fermeture annuelle du 1er novembre au 15 décembre 2025
    Fermeture les 25 décembre et 1er janvier.
    Les dernières entrées ont lieu 45 minutes avant la fermeture du site.

  • Les Salines Royales de Moûtiers

    Les Salines Royales de Moûtiers

    Quand on parle d’or blanc en montagne, on pense évidemment à la neige, moteur du développement économique de nos vallées alpines. Mais au moyen-âge, l’or blanc c’était le sel.

    Utilisé depuis l’Antiquité pour conserver les aliments, le sel était indispensable non seulement à l’alimentation des hommes, mais aussi à celle du bétail puisqu’il favorise la lactation.
    Il est aussi utilisé traditionnellement dans la production et la fabrication des fromages au moment de l’égouttage et lors de l’affinage.

    Origines et développement historique

    Le sel était récolté principalement au bord de mer, mais en montagne on produisait le sel par extraction minière ou par évaporation d’eau de sources.
    C’est précisément grâce à l’exploitation d’une source d’eau salée située à Salins-Fontaine, à 2 kilomètres de Moûtiers, que les Salines ont vu le jour, probablement dès le 15ème siècle.

    C’est le duc Emmanuel-Philibert de Savoie qui va dynamiser la production à la fin du 16ème siècle. Les salines deviennent « Salines Royales en 1720 sous la Maison de Savoie, alors à la tête du Royaume de Sardaigne et la production annuelle atteindra 1000 tonnes !

    Une innovation écologique avant l’heure

    Le sel était récupéré par évaporation grâce à une trentaine de chaudières à bois qui chauffaient l’eau salée.
    Afin d’économiser le bois et de rationaliser la production, un système de cristallisation ingénieux fût mis en place par l’ingénieur de Buttet au 18ème siècle : l’eau salée ruisselait lentement sur des cordages ou des fagots d’épines suspendus à des piliers, permettant au sel de cristalliser sous l’effet du vent et du soleil.

    Une source de revenus essentielle pour la Maison de Savoie

    À partir Moyen Âge, le commerce du sel devint une activité majeure. Les routes du sel comme celle de la Vanoise sillonnaient l’Europe et l’Asie, transportant cet « or blanc » des zones de production jusqu’aux marchés éloignés.
    La mise en place de la gabelle du sel en Savoie fût une source de revenu essentielle à la maison de Savoie. La levée ce cet impôt fût optimisée grâce à un recensement exhaustif des foyers savoyards dès 1561.

    Mais en 1860 avec l’annexion de la Savoie par la France et l’ouverture à la concurrence les Salines Royales cessèrent leur activité. Il reste 4 de ces piliers qui trônent encore dans la zone commerciale des Salines ( voir photo), vestiges d’un passé industriel et économique de la région souvent méconnu.

    Sources consultées

    Les Salines Royales de Moûtiers – Coeur de Tarentaise Tourisme
    Moûtiers – Wikipédia
    Le Dauphiné Libéré – Panneau informatif sur les Salines Royales
    La fiscalité du sel en Savoie (Revue d’Histoire Savoyarde, archives régionales)
    Gabelle et fiscalité du sel dans les États de Savoie (Cairn.info)

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  • Le vieil Annecy

    Le vieil Annecy

    Le vieil Annecy est le quartier historique de la ville. Il ne faut pas le confondre avec Annecy-le-Vieux qui est une commune adjacente beaucoup moins touristique.

    Voici quelques pistes pour découvrir la vieille ville et son histoire, tout en vous baladant le long des canaux et des ponts de notre Venise des Alpes.

    Quand visiter le vieil Annecy ?

    Je vous recommande de venir si possible hors saison, en mai et juin ou à l’automne car l’accès à la vieille ville est souvent bien périlleux en juillet août, du fait de la surfréquentation du site. Je ne vous cache pas que depuis une dizaine d’années je passe mes week-ends d’été en montagne pour faire de la rando dans nos Savoie, loin de l’agitation des bords du lac.

    Suivez le parcours que j’ai fait pour se balader dans la vieille ville afin de ne rater aucun lieu touristique.

    Les incontournables de la vieille ville :

    L’Hôtel de Ville

    Malheureusement victime d’un incendie en 2019 et toujours pas complétement restauré en ce mois de mai 2023, vous pourrez admirer tout de même ses façades de style néoclassique qui caractérise l’architecture sarde du 19ème siècle. En effet la ville d’Annecy faisait à cette époque partie du Royaume de Sardaigne, l’annexion de la Savoie à la France datant seulement de 1861. Si par ailleurs, vous passez par Chambéry, vous pourrez admirer le palais de justice de la ville qui, avec la même inspiration architecturale ressemble comme deux gouttes d’eau à l’Hôtel de ville d’Annecy.

    Adresse : 1 esplanade de l’hôtel-de-ville 74000 Annecy

    Le Palais de l’Isle

    Ancienne maison forte du XIIème siècle bâtie sur une île rocheuse, il est le bâtiment le plus photographié d’Annecy. Il fût tour à tour prison du châtelain d’Annecy, atelier monétaire, tribunal puis à nouveau prison. Il est depuis 1900 classé monument historique

    Infos pratiques :

    Adresse : 3 passage de l’ïle 74000 Annecy

    Téléphone : 04.85.46.76.80

    Horaires d’ouverture :

    Horaires d’hiver (1er octobre – 31 mai)

    10h-12h et 14h-17h

    Horaires d’été (1er juin – 30 septembre)

    10h30-18h
    Fermé le mardi toute l’année.
    Fermeture le 1er janvier, lundi de Pâques, 1er et 8 mai, Ascension, 1er et 11 novembre, 24 et 25 décembre.

    Tarifs :

    Adulte : 3,90 €
    Enfant : 2 €.
    Gratuit pour les moins de 12 ans.
    Tarif groupe à partir de 5 personnes.

    Le Château d’Annecy et son musée

    Ancien château fort construit dès le XIIème siècle, le Château d’Annecy fût la résidence des comtes de Genève aux 13ème et 14ème puis des ducs de Savoie-Nemours. Servant de caserne à la Révolution française puis pendant les deux guerres mondiales, il est aujourd’hui propriété de la ville d’Annecy et héberge un musée qui présente des expositions temporaires ainsi qu’un observatoire des lacs alpins.

    Infos pratiques :

    Adresse : 1 place du Château  74000 Annecy

    Téléphone : 04.85.46.76.70

    Horaires d’ouverture :

    Horaires d’hiver (1er octobre – 31 mai)

    10h-12h et 14h-17h

    Horaires d’été (1er juin – 30 septembre)

    10h30-18h

    Fermeture le 1er janvier, lundi de Pâques, 1er et 8 mai, Ascension, 1er et 11 novembre, 24 et 25 décembre.
    L’accès est libre et gratuit chaque premier dimanche du mois pour tous, d’octobre à mai.

    Tarifs :

    Plein tarif : 5,60 €
    Tarif réduit : 3 €.
    Gratuit pour les moins de 12 ans, la presse, les détenteurs de la carte Pass’Région, les enfants accompagnés d’un adulte, les enseignants.

    Les rues Sainte-Claire et Perrière

    Vous ne pouvez pas les rater : la rue Sainte- Claire et la rue Perrière avec leurs arcades du 16ème siècle constituent l’artère principale de la vieille ville. Elles sont délimitées à leur extrémité par des portes fortifiées qui sont des vestiges de l’ancien mur d’enceinte de la ville.

    Se promener le long du Thiou

    Au gré de votre promenade vous traverserez plusieurs fois les canaux du Thiou, rivière autour de laquelle s’est construit le centre historique d’Annecy. Afin de réguler son débit pour les industries locales qui le bordaient, un système de vannes fût mis en place au 19ème siècle par l’ingénieur Sadi Carnot. Elles permettent également aujourd’hui de réguler le niveau du lac d’Annecy.

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  • La réserve naturelle du bout du lac d’Annecy

    La réserve naturelle du bout du lac d’Annecy

    La réserve naturelle du Bout du Lac d’Annecy est une zone marécageuse située sur la commune de Doussard, qui abrite une grande diversité d’espèces animales et végétales, dont le Castor d’Europe. Un parcours balisé et pédagogique traverse une prairie humide et une forêt alluviale jusqu’à une grande roselière qui offre un point de vue exceptionnel sur le lac. Une balade de 3,7 km très facile à faire en famille.

    L’Ire et l’Eau Morte les deux rivières qui dessinent la réserve naturelle

    Ces rivières sauvages prennent toutes les deux leur source dans le massif des Bauges. Elles sont sujettes à d’importantes crues à l’occasion de grandes pluies et à la fonte des neiges. Elles déposent des sédiments et enrichissent ainsi le milieu naturel. Elles sont d’ailleurs les principales sources d’alimentation du lac d’Annecy.
    Chose exceptionnelle pour un lac alpin, l’Ire forme un Delta qui est le refuge d’une faune et d’une flore remarquable.
    Le tracé de l’Eau Morte est naturel, il se redessine à chaque crue en formant des méandres, des bancs de graviers et des accumulations de bois morts appelées embâcles

    Forêts et prairies humides

    De nombreuses espèces poussent dans cette dernière zone humide du lac d’Annecy. On trouve des orchidées, mais aussi Reine des prés, qui contient de l’acide acétylsalicylique à l’origine de l’aspirine, de la Saule, des taillis d’aulnes, des bois de chênes pédonculés et bien sur le Roseau.

    Le Castor d’Europe

    Réintroduit dans la réserve en 1972, ce gros rongeur qui peut peser jusqu’à 30 kg vit sur le lac et les rivières. Mais il est difficile de l’apercevoir le jour car il sort essentiellement la nuit pour se nourrir de racines et d’écorces. Son habitat et constitué d’un terrier doublé d’un barrage constitué de branchages qui lui permet de maintenir un niveau d’eau suffisant pour se protéger des prédateurs.

    La roselière un espace exceptionnel protégé

    Fortement menacées par l’activité humaine (aménagement des berges) la superficie des roselières des grands lac alpins a diminué de 90 % depuis le début du 20 -ème siècle. Raison de plus pour protéger ce lieu unique des bords du lac d’Annecy.
    De nombreux oiseaux vivent dans cette roselière : Le Bruant des roseaux, la Rousserole verderolle, la Rousserole effarvatte ou encore le Bruant des roseaux.

    Le savez-vous :

    Les roseaux sont capables de filtrer les polluants apportés par les rivières. Grâce à leurs racines ils contiennent l’érosion des berges du lac et jouent le rôle d’éponge lors de fortes précipitations en retenant puis restituant l’eau progressivement en période plus sèche.

    La tour médiévale de Beauvivier

    La tour de Beauvivier aurait été construite en 1305. Elle servait de point de contrôle des marchandises qui étaient transportées sur le lac. Les bateaux devaient s’acquitter d’une taxe avant de décharger leur marchandise. Consolidée en 1993, elle est haute aujourd’hui haute d’une dizaine de mètres. Un escalier métallique permet d’accéder à son sommet qui offre un point de vue exceptionnel sur le lac et la roselière.

    Informations pratiques

    Ouverture : toute l’année hors période d’enneigement

    Longeur du parcours :  3,7 km aller-retour

    Adresse : Bout du Lac – Route de la vieille Eglise – 74210 Doussard

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  • Les Allobroges

    Les Allobroges

    Les Allobroges ou « le chant des Allobroges » est l’hymne de la Savoie. L’auteur de cette mélodie très populaire serait Giuseppe CONTERNO, chef de Musique dans l’armée de Piémont-Sardaigne qui modifia un air déjà connu à son retour de Crimée en 1856.

    Les paroles furent écrites la même année par Joseph DESSAIX né à Allinges en 1817 historien remarqué et journaliste.

    Un hymne à la liberté

    Intitulé à l’origine par son auteur « La Liberté », ce chant évoque une terre de Savoie accueillante pour tous les opprimés des peuples d’Europe dont les révolutions de 1848 furent écrasées dans le sang.
    Il salue tout particulièrement le statut de la monarchie constitutionnelle de Savoie accordé par le roi Charles-Albert le 4 mars 1848, ainsi que le courage de ses habitants dont les ancêtres les Allobroges étaient un peuple gaulois installé sur les terres de Savoie dès le IIIème siècle avant J.C.

    Un chant enthousiaste et populaire

    L’actrice parisienne Clarisse Miroy reprend pour la 1ère fois ce chant lors d’une représentation théâtrale à Chambéry l le 11 mai 1856. L’hymne se répand alors à travers tout le duché de Savoie.
    Joué et chanté lors de cérémonies officielles, le chant des Allobroges fait partie du patrimoine culturel local. Il fût même utilisé comme chant de ralliement en introduction de chaque match de l’ancienne équipe de football de ligue 1 de l’ETG. (Evian – Thonon – Gaillard)

    Les Paroles de la version originale :

    1er couplet :

    Je te salue, ô terre hospitalière,
    Où le malheur trouva protection ;
    D’un peuple libre arborant la bannière,
    Je viens fêter la Constitution.
    Proscrite, hélas ! j’ai dû quitter la France,
    Pour m’abriter sous un climat plus doux;
    Mais au foyer j’ai laissé l’espérance,
    En attendant, en attendant, je m’arrête chez vous.

    Refrain :

    Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes,

    Accordez-moi toujours asile et sûreté,

    Car j’aime à respirer l’air pur de vos montagnes,

    2e couplet :

    Je suis la Liberté ! La Liberté !

    Au cri d’appel des peuples en alarme,
    J’ai répondu par un cri de réveil ;
    Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
    Restèrent tous dans un profond sommeil.
    Relève-toi, ma Pologne héroïque !
    Car pour t’aider je m’avance à grands pas ;
    Secoue enfin ton sommeil léthargique,
    Et je le veux, et je le veux, tu ne périras pas !

    3e couplet :

    Un mot d’espoir à la belle Italie :
    Courage à vous, Lombards, je reviendrai !
    Un mot d’amour au peuple de Hongrie !
    Forte avec tous, et je triompherai.
    En attendant le jour de délivrance,
    Priant les Dieux d’apaiser leur courroux,
    Pour faire luire un rayon d’espérance
    Bons Savoisiens, Bons Savoisiens, Je m’arrête chez vous !

    Les Paroles de la version chantée par les chasseurs alpins, interprétée magnifiquement pendants le confinement de 2020 :

    Je te salue ô terre hospitalière
    Où le malheur trouva protection
    D’un peuple libre arborant la bannière
    Je viens fêter la constitution.
    Je t’ai quitté berceau de mon enfance
    Pour m’abriter sous un climat plus doux.
    Mais au foyer j’ai laissé l’espérance
    En attendant je m’arrête chez vous.

    Refrain

    Allobroges vaillants,
    Dans vos vertes campagnes
    Accordez-moi toujours asile et sûreté
    Car j’aime à respirer l’air pur
    De vos montagnes
    Je suis la liberté, la liberté

    II

    Au cri d’appel des peuples en alarme
    J’ai répondu par un cri de réveil
    Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
    Restèrent tous dans un profond sommeil.
    Relève-toi, ô ma France héroïque
    Car pour t’aider je m’avance à grand pas.
    Secoue enfin ton sommeil léthargique
    Et, soit en sûr, tu ne périras pas.

    III

    Un mot d’espoir à la belle Italie.
    Courage à vous Lombards ! Je reviendrai.
    Que chaque peuple à mon cri se rallie
    Forte avec tous et je triompherai.
    En attendant le jour de délivrance.
    Priant les dieux d’écarter leur courroux
    Pour faire luire un rayon d’espérance
    Bons Savoisiens, je resterai chez vous

    Vidéo des amicales des fanfares des trois bataillons :

    Pour en savoir plus :

    Résumé historique au gîte savoisien :

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    L’histoire de la Yaute

  • L’histoire de la Yaute !

    L’histoire de la Yaute !

    La Haute-Savoie est un département créé en 1860 après l’annexion de la Savoie à la France. C’est à partir de cette date que l’on parle de Savoie (73) et de Haute-Savoie (74). Mais notre histoire est commune : c’est celle d’une des plus vieilles nations européennes, qui n’est malheureusement plus enseignée dans nos écoles depuis le début du 20ème siècle.

    Allobroges vaillants

    Les plus vieilles traces de présence humaine dans la région remontent à plus de 10.000 ans av J.C. Elles révèlent les modes de vie de chasseurs, agriculteurs, artisans, des traces d’échanges commerciaux. Diverses peuplades s’implantent dans la région, en particulier les Allobroges qui occupent la majeure partie du territoire. Rome conquiert lentement la Savoie à partir de 122 av JC et la province sera romaine jusqu’à l’installation définitive des Burgondes vers 434 (Aetius). *

    Duché de Savoie – États de Savoie – Royaume de Sardaigne

    S’ensuit une longue période de grandes rivalités entre peuples de « France », entre héritiers avérés ou prétendus, entre grandes puissances européennes. A la fin du XIV° Siècle, le Comte Humbert fonde la maison de Savoie. En 1416, la province devient duché du Saint Empire Romain Germanique et prend le nom de Duché de Savoie. En 1418, le duc de Savoie hérite de la province italienne du Piémont. Après une période d’apogée, les nombreux conflits et occupations affaiblissent cette maison et la puissance de la province (perte du Bugey, de la Bresse…). La capitale de la Savoie glisse de Chambéry à Turin dès 1536. En 1713, Victor-Amédée II reçoit la couronne de Sicile qu’il échange avec la Sardaigne. Dorénavant, les États de Savoie seront appelés également Royaume de Sardaigne. *

    De la révolution française au traité de Turin

    En 1792, les Révolutionnaires Français envahissent à nouveau la Savoie qui devient le département du Mont-Blanc.divisé en sept districts (AnnecyCarougeChambéryClusesMoûtiersSaint-Jean-de-Maurienne et Thonon). La chute de l’Empire napoléonien (1815) marque le retour de la Savoie et du Piémont dans le giron monarchique de la Maison de Savoie. Dans les années 1830, Charles-Albert puis son fils Victor-Emmanuel II sont les artisans de l’unité Italienne. Cette unité est favorisée par l’empereur Napoléon III qui, soutenu par les élites savoyardes, apporte son appui en échange de la cession de La Savoie et du Comté de Nice. Concrétisé par le traité de Turin (mars 1860) le rattachement est validé par vote de la population le 22 avril 1860.

    Le département de la Haute Savoie est ainsi constitué à partir des trois provinces du nord (Chablais, Faucigny et Genevois).

    De l’émigration de la fin du 19ème à la prospérité du 21ème siècle

    Les décennies qui suivent accentuent l’émigration des Savoyards vers des régions de France économiquement plus prospères, émigration amorcée dès les prémices de la révolution industrielle. De fait, la population résidant en Savoie diminue sensiblement (- 100.000 habitant en 50 ans), partiellement compensée par les immigrations Italiennes.

    Les 2 guerres mondiales épargnent globalement la Savoie sur le plan géographique, notamment grâce au courage de ses chasseurs Alpins, surnommés « les diables bleus » par l’ennemi, mais sa population paie un lourd tribut (20.000 morts pour la France lors de la 1° Guerre Mondiale, moyenne supérieure à la moyenne nationale). La combativité des Savoyards s’exprime également dans les mouvements de résistances (en particulier au plateau des Glières et au col des Saisies). Les combats ne cessent que le 08 mai 1945, malgré la libération des grandes villes dès août 1944.

    Après la seconde guerre mondiale, la Savoie se transforme économiquement. Le sectaire primaire (agriculture, sylviculture) recule au profit du secteur secondaire (industries mécaniques, favorisées par l’hydroélectricité) puis du tertiaire, avec les tourismes d’hiver (Val d’Isère, La Clusaz…), et d’été (premier parc national, La Vanoise, en 1963 ; aménagements touristiques des grands lacs ; alpinisme).

    Cependant, ces changements provoquent parfois de véritables bouleversements, conduisant à la Loi Montagne de 1985, la création de parcs régionaux (parc naturel régional des Bauges) mais aussi la résurgence identitaire (ligue savoisienne en 1994). En ce début de XXI° siècle, la région conserve un fort pouvoir d’attraction. *

    Patrick Salze

    * Source Wikipedia

  • Le drapeau de Savoie

    Le drapeau de Savoie

    L’apparition du drapeau de Savoie remonterait à la période des croisades. Mais la réalité historique met en lumière une origine plus locale. Il est issu des armoiries de la Maison de Savoie.

    Une ressemblance avec le drapeau suisse :

    Ils représentent tous les deux une croix blanche sur fond rouge. Sur le drapeau de Savoie, les branches de la croix touchent les bordures délimitant ainsi 4 rectangles. En revanche, le drapeau suisse lui est carré et sa croix ne touche pas les bords.

    Le drapeau suisse
    Le drapeau suisse

    L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem

    Les Armoiries de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
    Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

    Une légende rapporte que les comtes de Savoie : Amédée III ou Amédée V en fonction des récits rapportés, se seraient approprié le droit de porter les armes de l’Ordre suite à la prise de saint Jean d’Acre ou de Rhodes aux musulmans.

    Une réalité historique plus nuancée

    Les historiens ont cependant montré que si Amédée III a bien été le premier à se rendre à une croisade, il n’a jamais assiégé Saint-Jean d’Acre. Quant à Amédée V, il ne s’est jamais rendu à Rhodes.

    Il semble plus crédible de chercher l’origine du drapeau dans le Chablais valaisan (canton suisse actuel) et plus particulièrement  à Abbaye de Saint Maurice d’Agaune. En effet cette dernière fût entre les mains des comtes de Savoie à partir de 1033 qui y installèrent  des chanoines réguliers suivant la règle de Saint Augustin. Voir les Armoiries de l’abbaye territoriale ci-contre.

    Armoiries de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune
    Armoiries de l’Abbaye Saint-Maurice

    À lire également :

    Le chant des Allobroges

    Les rissoles de Savoie